Mother India vue par des poètes

Henry Thoreau

*" Chaque matin, je baigne mon intellect dans la prodigieuse philosophie cosmique de la Bhagavad-Gita,
aux cotés de laquelle notre monde moderne et sa littérature ont l'air bien chétifs"

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Michelet

" L'année 1863 me restera chère et bénie. C'est la première où j'ai pu lire le
grand poème sacré de l'Inde -
le divin Ramayana"

"Tout est étroit dans l'Occident. La Grèce est petite, j'étouffe. La Judée est sèche; je halète.
Laissez moi un peu regarder du coté de la haute Asie, vers le profond Orient.
J'ai là mon immense poème vaste comme la mer des Indes, béni, doré de soleil, livre de
l'harmonie divine où rien ne fait dissonance.Une aimable paix y règne et même au milieu
des combats, une douceur infinie une fraternité sans borne s'étend à tout ce qui vit,
un océan sans fond ni rive d'amour de pitié de clémence .
J'ai trouvé ce que cherchais: la bible de la bonté.
Reçois moi donc grand poème!.. Que j'y plonge!.. c'est la mer de lait"

"Quand vous serez fatigué de cet occident disputeur, donnez vous, je vous prie
la douceur de revenir à votre mère, à cette majestueuse antiquité si noble et si tendre.
Amour, humilité, grandeur, vous y trouverez tout réuni dans un sentiment si simple,
si détaché de toute misère d'orgueil qu'on n'a jamais besoin d'y parler d'humilité..
Tant de guerres, tant de désastres et de servitudes n'ont pu tarir la vache sacrée"

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Extraits de La lumière de L'Inde d'Alphonse de Lamartine

"C'est l'Océan, nous ne sommes que ses nuages... La clef de tout est aux Indes"

"..... Tout à coup je tombai sur un fragment de 30 à 40 lignes qui étincelèrent à mes yeux
comme si les lignes avaient été écrites, non avec le pinceau du poète trempé dans l'encre ,
mais avec la poussière de diamants et les couleurs de feu des rayons que le soleil levant
étendait sur la page; ce fragment était un éblouissement de l’âme mystique, appelant, cherchant,
trouvant,embrassant son Dieu dans l’ineffable élan de la raison, de la poésie et de l'extase.

L'accent était profond comme l'infini, les mots transparents comme l'éther limpide, les images
parlantes et représentatives de l'objet comme le miroir de la mer et des cieux, le sentiment jaillissant
comme un flot de l’éternité, émanation de chaleur et de lumière qui s'échappe  du soleil 
sans jamais tarir  son foyer, une illumination de l'Infini par les girandoles des astres sur l'autel de Dieu..
Je lus, je relus, je relirais encore;; Je fermais les yeux, je m'anéantis d’admiration dans mon silence..
Je sentis le besoin irréfléchi de relire cette page dans l'attitude de l'adoration et de la prière, comme si
le livre eut été trop saint trop beau pour être lu debout., assis ou couché. Je m'agenouillais devant
la fenêtre du soleil levant d’où jaillissait moins de splendeur que dans la page; je relis lentement et
religieusement les lignes Je remerciais Dieu à haute voix d'appartenir à une race de créatures capables
de concevoir de si claires notions de sa divinité et de les exprimer dans une expression divine.

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Balzac

Mes observations m'ont dégoûté du Nord, la force y est trop aveugle et j'ai soif des Indes"

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