Désir, tu es un menteur, tu ne connais pas le chemin.

Tu m’avais promis le bonheur à la septième borne.
J’ai marché si longtemps, alléché par tes mensonges
sans repos ni sommeil, les nerfs écartelés de tension,
mais quand, parvenu à la septième pierre, d’une face sans honte
tu m’as déclaré tel un prophète » encore quelques mètres »
j’ai avalé l’appât et continué ma route,le dos voûté sous le fardeau.

Quelques mètres sont bientôt devenus des kilomètres
et le bonheur est toujours quelques mètres plus loin
combien de temps cette comédie va t’elle durer?

Ma vie aspire à la joie à présent et pour toujours.
Elle ne veut plus être abusée de tes brillantes promesses.
Tu as trop forcé mon allure pour que je puisse jamais
jouir des fleurs, des lacs et des collines sur le chemin.
Le pain et le breuvage que tu m’as servi au repas
m’ont déchiré l’estomac et ont ruiné mon foie!

S’il te plaît, va t’en d’ici, va t’en vite!
Il est temps de flâner, de découvrir les fleurs cachées.

La vraie joie sera toujours avec moi maintenant

Pourtant ne nous séparons pas ennemis,
Qui sait si tu ne m’as pas aidé!

Et s’il te plaît n’oublie pas de bien fermer la porte
En t’en allant hors de ma vie

Niranjan Guha Roy

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