Adieu mon ami
Je te salue mon vieux compagnon de route.
L’homme aveugle et frustre s’éteint peu à peu en moi
Comme meurt la nuit obstinée sans espoir devant l’aurore.
L’angoisse se mélange à la plus grande splendeur.
Le départ de l’homme dépassé et la naissance du Dieu immortel.
L’homme moribond, périmé, épuisé s’accroche âprement encore
A la terre qui lui tourne le dos pour mieux accueillir
L’enfant -dieu qui arrive revêtu de lumière , investi du mandat divin
L’homme périt dans l’incendie que sa passion a déclenché.
Comme le Phénix, l’enfant-dieu renaît , les yeux pleins de rires,
Hors des cendres de l’homme brûlé, aveugle et méprisant.
Adieu la nuit si oppressive, si longue,
Adieu la violente agonie!
Paix, paix sur terre. Joie, harmonie de la Présence divine.
Que Ton nom soit béni, Mère Divine
Que Ta douceur illumine les cœurs
.Chaque coup de ciseau du Grand Sculpteur fait disparaître
Les vestiges de l’homme animal malgré sa trompeuse puissance
Et dégage peu à peu les traits ravissants d’une Divinité sublime.
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