Mère Divine, libère nous dans ton éternité sans borne
Où Mira chante, Krishna joue
Et Sri Aurobindo écrit son poème épique sur la Création
Où il n’y a ni arrivée, ni départ, ni angoisse de séparation
Où le passé s’amuse avec le futur pendant que le présent les observe.
Dissous ces petites limites de l’ espace fragmenté, ces fragiles urnes de nectar,
Casse les fragiles murs qui divisent les innombrables lacs d’eau limpide
Rassemble ces myriades de langues de feu crépitant dans leur petits brasier
En une colossale danse du Feu de la passion déchaînée de l’Esprit
Détruis cette moquerie des egos isolés, provinces refusant le Continent
Déchire les murs transparents entre les cellules pleines de miel.
Réunis les atomes vagabonds dans une explosion de joie merveilleuse
Fonds ces petites perles dans la vaste libération de l’ énergie primordiale au repos
Ce lotus bleu du Nil, ce vase de porcelaine gravé d’un dragon
Cette noble reine de marbre blanc, ce profile d’or solide
Sont d’ éphémères vagues dans l’Océan en extase
Où il n’y a plus de recul devant les intrigantes apparences de l’Être réel.
Là le Christ n’est pas cloué à la croix, Judas vit en paix
Ravana entretient l’armée de Rama, Mahishasur garde le palais de Vérité,
Le corps est une simple convention, la mort une fiction, l’unité la loi des choses.
Amour et félicité sont la trame du brocart qui se déroule dans l’éternité.
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Niranjan






